200 Motels
Frank Zappa, Antoine Gindt, Philippe Béziat, Léo Warynski

200 Motels

The Suites
(1971, création en France)

Musique et texte :

Frank Zappa

Mise en scène :

Antoine Gindt

Réalisation live :

Philippe Béziat

Direction musicale :

Léo Warynski

avec :

Lionel Peintre L’Animateur TV (Cowboy Burt),  Dominic Gould Frank (Larry the Dward, Jeff), Zachary Wilder Mark, Nicholas Scott Howard, Mélanie Boisvert La Soprano solo, Nicholas Isherwood Rance (Ginger), Alienor Feix Lucy (Donovan), Marina Ruiz Janet (La Journaliste)
The HeadShakers
Les Percussions de Strasbourg
Les Métaboles
Orchestre Philharmonique de Strasbourg

Collaboration à la mise en scène :

Elodie Brémaud

Assistant réalisateur :

Julien Ravoux

Scénographie :

Elise Capdenat

Assistante à la scénographie, accessoires :

Marine Villain

Lumière :

Daniel Levy

Costumes :

Fanny Brouste

Chefs de chants :

Yoan Héreau, Ruta Lenciauskaite

Production :

T&M-Paris
Coproduction : Musica Strasbourg, Philharmonie de Paris, Théâtre de Nîmes, Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Les Métaboles, avec le soutien du Cercle T&M-Paris et de la Ville de Paris

Création :

21 septembre 2018, Zénith de Strasbourg, festival Musica

Galerie

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Le monument musical de Frank Zappa

Jamais présentée en France, cette grande fresque aux frontières de la pop et des expériences symphoniques et vocales de Frank Zappa (1971) a bénéficiée en 2013 d’une nouvelle édition, « 200 Motels, the suite ». Créée à Los Angeles sous la direction d’Esa Pekka Salonen, elle sera présentée pour la première fois en France en ouverture du Festival Musica 2018 au Zénith de Strasbourg puis à la Philharmonie de Paris, Grande Salle Pierre Boulez.

200 Motels brosse un portrait de la société américaine pulvérisée par l’irruption de la rock/freak attitude. Un portrait caustique, cynique, féroce et faisant la part belle à l’autodérision. Les treize personnages (gnome déguisé en Frank Zappa, groupies, animateur télé militaire, musiciens, cowboy réactionnaire, journaliste nymphomane et soprano exaltée…) sont explicitement inspirés par les compagnons de route truculents et grotesques des Mothers of Invention.

Zappa recourt à un arsenal musical inédit alors : le pop bien sûr, le musical américain ou la musique de film, et toute la panoplie savante symphonique et chorale qui balaie le XXème siècle d’un grand geste transatlantique : on y entend les réminiscence de Varèse (Ionisation ou Arcana), celles du Concerto à la mémoire d’un Ange de Berg, les angoissantes cordes de Hermann ou les saillies dodécaphoniques des années cinquante, l’aléatoire à la Cage ou la superposition à la Charles Ives. Le chant juxtapose voix lyrique, capharnaüm bavard et chansons music hall avec cette couleur si étrange de la pop américaine qui fait passer sans cesse le chant du timbre au falset, de la note au cri. Car Zappa est américain et il manie comme personne le concept des images sonores qui s’impose outre atlantique.

Antoine Gindt, octobre 2017

Représentations :
30 septembre 2018 : Philharmonie de Paris
21 septembre 2018 : Zénith de Strasbourg, Festival Musica

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