REVUE DE PRESSE

MEDEA (2005)


Le chant déraisonnable (La insensatez del canto), 1 Novembre 2005
Federico Monjeau, Clarin

Medea , l'opéra de Pascal Dusapin, qui est venu de Paris pour la première, émerveille par son côté dionysiaque.

(…) Medea de Dusapin présente une intense intimité voix-instrument, et cette dualité est peut-être son aspect atavique ; son aspect grec, s'il est possible d'employer cette métaphore. L'archaïsme de Medea ne provient pas exclusivement de son orchestration baroque - l'oeuvre a été conçue pour être donnée avec Didon et Enée de Purcell et comporte un orchestre à cordes, un clavecin, un orgue et un choeur mixte, ou de sa liberté et de sa saveur méditerranéenne, mais plutôt de sa construction verticale, dans le sens de quelque chose qui se superpose et se duplique sur un même axe qui, d'une certaine manière, est le corps de Médée. Il y a quelque chose de vraiment dionysiaque dans Medea. L' "aspect grec" est souligné par la mise en scène d'Antoine Gindt, l'orchestre et les choeurs étant disposés sur toute la largeur de la scène, derrière la chanteuse (…). La soprano finnoise Piía Komsi, une des chanteuses les plus extraordinaires que l'on ait entendu depuis de nombreuses années, compose une Médée impressionnante, musicalement exacte et inégalable du point de vue dramatique. (…)


 
 GENERIQUE
 ARGUMENT
 CALENDRIER
 REVUE DE PRESSE
 EDITIONS
© Klaus Gruenberg