REVUE DE PRESSE

KAFKA-FRAGMENTE


Gindt e Kafka in frammenti, 10 Novembre 2012
Paolo Petazzi, l'Unità

Mettre en scène une collection de fragments ? Au théâtre, ces défis impossibles peuvent mener à des résultats très suggestifs, comme dans le spectacle conçu par Antoine Gindt sur les ​​Kafka-Fragmente de György Kurtag (…)


Télécharger l'article en format PDF

Kurtág a teatro, 18 Mars 2011
Paolo Cairoli, Giornaledellamusica.it

Scrivendo i "Kafka-Fragmente" Kurtág non pensava certo al teatro, anche se non ha mai nascosto di sognare "un'esecuzione per strada, fra la gente, sui mezzi pubblici" e una certa teatralità è connaturata con la sua scrittura…

Lire la chronique de Paolo Cairoli


Daniel Barenboim, Schoenberg et le monde de Kafka, 8 F�vrier 2010
Musica Sola

Alors, Daniel Barenboim ? Staatskapelle, concertos, Beeethoven/Schoenberg, tout ça ? Oui, oui, tout à l'heure, tout à l'heure. D'abord l'essentiel : Kurtág, Kafka-Fragmente, Antoine Gindt, Salomé Kammer, Caroline Widmann, Gennevilliers : moins mondain, sans doute, mais ô combien réjouissant.

Lire la chronique de Musica Sola


Kafka-Fragmente - Théâtre de Gennevilliers, 1 F�vrier 2010
Christian Izorce, signalsurbruit.com

Spectacle rare et précieux, d’une mise en scène plutôt froide et sophistiquée : l'association T&M (Théâtre & Musique) propose, du 29 janvier au 5 février, la reprise de Kafka-Fragmente de György Kurtag (musique) et Antoine Gindt (mise en scène), créé en 2007, et bâti sur des citations de Franz Kafka tirées de son journal et de sa correspondance.

Lire la chronique sur signal/bruit


Kafka-Fragmente à Gennevilliers, 29 Janvier 2010
Bruno Serrou, anaclase.com

Ce spectacle est de toute beauté. Sur un plateau simple de damier blanc agrémenté de subtils jeux de lumière et d'un film aux superbes images une jolie violoniste virtuose, Carolin Widmann, converse avec une soprano, Salome Kammer, solide et frêle a la fois, chantant en allemand avec une vérité prenante ces fragments finement assemblés pour constituer un conte d'une profonde humanité qui se conclut sur la fusion du compositeur, Kurtág, et de sa femme. Cette production est un enchantement.

Lire la chronique sur anaclase.com



Maerzmusik, 1 Juin 2009
Andy Hamilton, WIRE, # 304

(…) The highlight of the festival for me was Kurtag's Kafka-Fragmente, a setting for soprano and violin of aphoristic, poetic texts from Kafka's diary. It received the most lavish yet haunting staging at the atmospheric Hebbel Theatre. Salome Kammer and Carolin Widmann were real dramatic protagonists, assisted by a chorus who commented visually on Kafka's searing texts, and a TV monitor that presented a subtly contrasting staging. Kammer sang her awkwards line - including the disturbing image of Kafka and his lover like two snakes in the moonlight - even while lying or kneeling onstage. (…)


Berceuse de l’effroi, 24 Mars 2009
Wolfgang Schreiber, Süddeutsche Zeitung

(…) Au Hebbel théâtre à Berlin, Salome Kammer et Carolin Widmann n’ont pas joué le cycle dans une version concertante et abstraite – comme il est prévu initialement par le compositeur – mais dans une version scénique  produite il y a un an déjà à Orléans par le metteur en scène français Antoine Gindt et le scénographe et luminariste Klaus Grünberg.

La ronde des Kafka-Fragmente a fait l’ouverture de Maerzmusik, l’ambitieux « festival de musique actuelle ». Mais le spectacle dans cette version mise en scène contrarie le leitmotiv aux principes strictes dont s’enorgueillit le festival : « réduction, structure et déconstruction ». Après cette soirée, la devise devrait désormais être « réduction, conception et imagination ». (…)

La capacité de métamorphose de Salome Kammer dans l’interprétation et dans la voix est époustouflante. Que Carolin Widmann soit capable de jouer par cœur les 40 numéros de cirque périlleux que ce sont ces miniatures, avec la plus grande intériorité, en dit long sur le génie et la souveraineté de cette musicienne hors-pair. Ce cycle exige la plus haute voltige intellectuelle pour la violoniste. Mais le plus surprenant reste l’imagination dans la conception des sons, la pénétration du texte, les possibilités de combinaison que le compositeur György Kurtág révèle ici au grand jour, sans limite.

Télécharger l'article en format PDF

Maerzmusik 2009 : Kafka-Fragmente, 23 Mars 2009
Kai Luehrs-Kaiser, RBB Kulturradio

Finalement, Maerzmusik a fait une ouverture de festival enthousiasmante en invitant le spectacle créé à Orléans, Kafka-Fragmente, une référence devenue classique signée par l’un des plus intègres et des plus scrupuleux compositeurs d’aujourd’hui, György Kurtág.

Le metteur en scène Antoine Gindt ne retient des extraits tirés de la correspondance et du journal de Kafka ni l’action, ni le contenu. (…) Des scènes-miniatures sont seulement ébauchées (complétées parfois par des séquences vidéo extrêmement raffinées, projetées discrètement sur l’écran de sur-titrage). Parfois on ne voit que des jambes. Parfois un personnage en fixe un autre. Lever de rideau. Baisser de rideau. Le spectacle déroule 40 pictogrammes animés qui ne durent souvent que quelques secondes et qui prêtent à l’ensemble un caractère volatile, léger, avec un sens de l’humour dont on n’aurait jamais cru capable ni Kafka, ni Kurtág. (…)

Salome Kammer s’approprie les numéros sur le ton de la diseuse. Si bien qu’apparaît un personnage derrière chaque drame vocal mimé. C’est magnifique. La violoniste Carolin Widmann interprète les courtes pièces aux accents weberniens pas seulement de manière virtuose et raffinée, mais aussi bien avec un son des rues, à la tsigane. Bref, les deux artistes combinent à la fois la profondeur et le burlesque.

La soirée est un vrai plaisir et conduit magistralement au recueillement.



Melodie und Rythmus, 23 Mars 2009
Martin Wilkening, Berliner Zeitung

Die MaerzMusik beginnt mit Konzerten im Haus der Festpiele und HAU 1

(…) Quarante fragments tirés du Journal, de lettres et d’aphorismes, dont certains ne durent que vingt secondes, d’autres jusqu’à sept minutes, composent ce monologue d’environ une heure qui est en réalité une conversation à deux voix : la violoniste affronte la soprano comme son alter ego. La densité de la langue oscille entre le sténogramme, expression d’une solitude vécue à travers un mot unique (comme "Ruhelos" - sans répit) jusqu’à la prose narrative qui se déverse dans la scène du Tramway, où la violoniste dans le tram anticipe presque déjà l’expérience de la grande ville berlinoise, s’il n’était pas question de la « rue calme » à travers laquelle roule le tramway. C’est étrange comme Kurtág laisse ici entendre une musique paysanne à la manière d’un Bartòk, dont la fureur interne jaillit du violon de Caroline Widmann qui saisit les plus fines allusions de cette musique.

Sa partenaire, la soprano Salome Kammer, qui oscille du chant de cabaret au chant lyrique tient en éveil le potentiel ironique. La mise en scène économe et finement pensée d’Antoine Gindt scinde dans des séquences-vidéos le « je » du monologue en une quantité d’instances psychologiques. Elle met en relief de manière particulièrement marquante, les pièces où la violoniste et la chanteuse, boxant en ombre, s’affrontent comme les faces opposées d’une seule et même personne, d’un seul et même instrument.
(traduction Anne Gindt)


Kafka Fragmente, 25 Septembre 2008
Antoine Wicker, Les Dernières Nouvelles d'Alsace

Premier concert/spectacle d'une série que Musica à Strasbourg consacre au théâtre musical et lyrique contemporain, et nouvelle production de l'efficace T&M d'Antoine Gindt : les Kafka-Fragmente de György Kurtag sont perle rare.

Télécharger l'article en format PDF

Faites entrer Messieurs K., 0 F�vrier 2008
Jérémie Szpirglas, Le Monde de la Musique

Maître de la forme brève, des sentiers qui bifurquent, György Kurtág ne pouvait que s’intéresser à Kafka. Un spectacle met habilement en scène ses Kafka-Fragmente.

Mettre en scène Kafka ? Quelques compositeurs se sont essayés à le mettre en musique et on a vu des Procès à l’opéra. Mais mettre en scène une œuvre musicale atypique inspirée par quelques phrases clefs picorées chez Kafka, et qui plus est pas originellement destinée à la scène, voilà un vrai défi. Antoine Gindt le relève avec les Kafka-Fragmente de György Kurtág, quarante courts duos pour voix et violon reprenant des bribes de textes extraits du Journal et des correspondances. Kurtág traite ces fragments avec concision, établit un dialogue entre ses deux protagonistes et imagine un objet musical d’une inhabituelle intensité dramatique.
Antoine Gindt exploite ce combat, interprété avec une justesse et une virtuosité musicales éloquentes par la violoniste Caroline Widmann et la soprano Salome Kammer accompagnées par huit comédiens-figurants. Dans les fragments descriptifs (une scène dans un tramway, une rencontre amoureuse éphémère), la mise en scène suggère l’action sans trop s’appesantir. Dans les passages plus opaques, Gindt creuse un vide qu’il remplit d’images élusives : la soprano se fait allégorie, incarnant les figures de la solitude, de la pureté. La scène, nue et blanche, prend alors des allures de cellule d’hôpital psychiatrique avec d’astucieux montages vidéo et un décor à tiroirs. Cette mise en abîme saisit ainsi l’esprit kafkaïen qui déforme jusqu’aux objets les plus familiers.


K par K, 0 F�vrier 2008
Pierre Rigaudière, Diapason

On comprend que les quarante fragments du journal et de la correspondance de Kafka, choisis, ordonnés et mis en musique en 1985 par György Kurtág, aient pu susciter l’idée d’une mise en scène. On peut en revanche douter, devant la puissance de cette musique, modèle de densité aphoristique, que les options retenues par Antoine Gindt soient les meilleures. Le travail en profondeur de Salome Kammer (voix) et Carolin Widmann (violon) ayant abouti à une remarquable intériorisation de cette matière musicale, la présence des deux interprètes est si forte qu’elle voue parfois à la redondance toute surenchère scénique. Ainsi, l’affichage de certaines parties du texte traduit en français, les séquences vidéo peu inventives, les tableaux vivants et déambulations diverses sont autant d’interférences encombrant une œuvre qui se suffit à elle-même. On se prend à rêver d’une adaptation économe – espace resserré, éclairage minimaliste, déplacements réduits à l’essentiel -, centrée sur les regards, expressions et postures comme celle, très émouvante, qui renvoie littéralement dos à dos, assises, les deux protagonistes dans le fragment intitulé La pleine lune nous aveuglait.


Kafka-Fragmente à Orléans, 5 Janvier 2008
Maurice Ulrich, L'Humanité

Duo d’une violoniste et d’une soprano sur des textes de Kafka. Un spectacle d’une rare exigence.

En scène, une soprano et une violoniste. Toutes deux vont dialoguer, pendant une heure, sur tous les registres, jusqu’à la colère parfois, avec des textes de Franz Kafka. C’était il y a quelques jours à Orléans, au carré Saint-Vincent, qui s’illustre régulièrement avec une programmation contemporaine de grande qualité. Le spectacle, mis en scène par Antoine Gindt, sera repris à la fin de ce mois, le 30 janvier, à Saint-Quentin-en-Yvelines. Les Kafka-Fragmente, du compositeur roumain György Kurtag, sont une de ces pièces tout à la fois rares et d’une audace extrême de part leur exigence. Ainsi l’attention ne peut se relâcher, il faut être à chaque instant en alerte pour ne rien perdre du texte qui s’affiche sur un prompteur, du jeu des deux interprètes, de l’apparition fantomatique de figurants en fond de scène, des subtiles modifications d’un décor blanc, jouant savamment des verticales et des horizontales, des rythmes de rayures. Kurtag est une des grandes figures de la musique du XXe siècle. Né en 1926, quittant sa Roumanie natale pour la Hongrie et Budapest, il y aura pour disciple György Ligeti, il fréquentera plus tard, à Paris, les classes de Messiaen et Darius Milhaud. Les deux interprètes, exceptionnelles, sont Salomé Kammer, qui a chanté des oeuvres de Schönberg, Nono, Weill, Cage, Berio, et Carolin Widmann, soliste de nombreux orchestres symphoniques dans le monde, invitée de tous les grands festivals. Ici, toutes deux se donnent à fond. « Nous avons dû travailler pendant deux ans. Tous les paliers d’émotion sont franchis et exigent un maximum de justesse », a écrit Carolin Widmann. Un spectacle rare.


Labyrinthe formel et grâce réelle des «Kafka-Fragmente» au Carré, 15 Decembre 2007
Olivier Couverture, La République du Centre

Jeudi, la salle Antoine-Vitez du Carré Saint-Vincent était pleine d’un public lettré, venu assister à la création d’un spectacle exigeant, atypique et rare.
Mettre en scène les Kafka-Fragmente du compositeur György Kurtag était, pour Antoine Gindt, résoudre une équation entre la brièveté des textes et la simplicité de l’échange entre la voix de la soprano Salome Kammer et le violon de Carolin Widmann ; et, d’autre part, l’univers brutal et onirique de Kafka.
Le choix des textes tirés principalement du journal ou de la correspondance de Kafka donne à entendre des maximes, des anecdotes, des cris. Une décomposition subjective dont les entrées sont multiples. La scénographie reflète cette ambiguïté, avec ses chœurs muets, ses vidéos décalées, incomplètes, et les sous titres partiels. Un labyrinthe aplani, ou un théâtre de questionnement.
Le duo voix/violon, d’une incroyable complexité et pourtant d’une grâce évidente, exprime à merveille le choix du compositeur de ces fragments : déséquilibre des temps de narration, liberté des propos, profondeur des interrogations, inconfort des situations et pourtant plénitude de la musique.
Les spectateurs qui se rendront à la dernière représentation de ce soir savoureront l’ampleur du pari.


 
 GENERIQUE
 ARGUMENT
 CALENDRIER
 REVUE DE PRESSE
 DOSSIER A TELECHARGER
 EDITIONS
© Théâtre de Genevilliers