REVUE DE PRESSE

KYRIELLE DU SENTIMENT DES CHOSES
Opéra de chambre

Médiévale et futuriste, la naissance d'une œuvre lyrique aboutie, 16 Mars 2004
Pierre Gervasoni, Le Monde

(…) Puisant dans l'univers médiéval pour élargir des perspectives contemporaines, la dimensions scénique gérée par Frédéric Fisbach est conforme au rayonnement poétique du texte de Jacques Roubaud, qui s'inspire notamment du "canso" des troubadours.
Moins typée, la musique de François Sarhan combine toutefois plastique archaïsante et fluidité postmoderne. Elle s'appuie sur le piano de Vincent Leterme, qui joue les professeurs Nimbus dans une lucarne de fond de scène où s'effectue l'alchimie de timbres traditionnels et de sons de synthèse. Spasmodique et ludique, la vocalité remarquablement servie par les quatre Finlandais et l'Estonien du Ring Ensemble déroute quelque peu au début, mais ne tarde pas à se justifier à la lumière des mots de Jacques Roubaud.
(…)
De cette conjonction de faits et gestes insolites, il résulte paradoxalement une œuvre homogène et aboutie dans le registre de l'art pour l'art… lyrique. Avec cet opéra, François Sarhan réussit donc l'épreuve de la grande forme après s'être longtemps rodé dans le domaine de la miniature.


Kyrielle du Sentiment des Choses, 1 Septembre 2003
Claude Glayman, Opéra International

(…) A l'ombre épaisse du vénérable platane de l'Hôtel Maynier d'Oppède, face au curieux décors de bois d'Emmanuel Clolus, sorte de thermes scandinaves ou scierie de montagne, (…) voilà donc cinq voix magnifiques qui chantent et psalmodient des vers de Jacques Roubaud, poète renommé, (…) accompagnées de lourdes masses de musique électronique qui renforcent le mystère général de cette soirée, tandis que le très beau piano de Vincent Leterme, figure lisztienne contemporaine (piano préparé, sonorisé, jazzé, etc.) accompagne de temps à autre le pur a capella.
Au total, une poésie vocale dont on ne saura rien de plus en quittant les gradins aux cigales : comme dans Le Nom de la Rose d'Umberto Eco, avec des éclairages fixes ou crépusculaires (Daniel Levy). Une catastrophe cosmique, sans S.F., d'un temps immémorial (…) qu'un public plus large aura, enfin, la chance de voir à la rentrée, ici et là.


 
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