ARGUMENT

THANKS TO MY EYES (2011-12)


Aymar est le fils d’une femme très âgée qui se sent inutile et du plus grand artiste comique du monde. Le père voudrait transmettre son art, et Aymar voudrait tellement être à la hauteur. Mais voilà, Aymar n’est pas fait pour le rire et captive au contraire par sa sensibilité maladive. Chaque nuit il retrouve une jeune femme étrangement timide qui l’attire. Quelle culpabilité quand il faudrait se mettre entièrement au service du rêve paternel !

« Il me semblait que le texte de Joël Pommerat, parfaitement approprié à son théâtre intentionnellement plus prosaïque que poétique, trouverait une expression musicale plus juste à l’opéra avec les sonorités de la langue anglaise. Je ne parle pas là de la langue britannique raffinée, mais d’un anglais considéré comme “terre du milieu”, d’interaction internationale neutre. Par ailleurs, je voulais créer une véritable rupture entre la pièce originelle et l’opéra, sans modifier pourtant en rien le récit. En utilisant des mots anglais, avec leur composante sonore spécifique, très différente du français, je gardais le sens du texte, mais j’en transformais radicalement le son. En dernier lieu, – et c’est le plus important à mes yeux – je tenais à ce que l’expérience poé- tique de la représentation théâtrale, telle que la conçoit Joël Pommerat, (le texte comme un prétexte) soit prise en charge par la musique. Faire vivre au spectateur/auditeur une expérience “autre”, plus profonde, plus personnelle, c’est cela que je cherche en tant que compositeur. »
Oscar Bianchi

« Je m’étais dit que je ne ferais pas d’opéra classique. A priori, c’est une chose qui ne m’attire pas. Au théâtre non plus d’ailleurs. Je ne monterai jamais de “répertoire”. Ce n’est pas mon entrée dans le théâtre, qui est vraiment liée à la notion de création, d’imagination, de recherche de formes. Il était évident que je ne serais pas devenu un “metteur en scène d’opéra”. Tout comme devenir un “metteur en scène de théâtre” ne m’intéresse pas. Antoine Gindt m’a abordé sur un projet de création. Et surtout, sur un projet qui pouvait inclure le théâtre. Les premières discussions avec Antoine portaient sur la possibilité qu’il y ait vraiment une théâtralité, telle que moi je la pratique. (...) Et puis il y a eu assez rapidement l’idée que je travaillerai sur mon écriture. Je m’étais dit que si un jour j’abordais l’opéra, ce serait parce que je pourrais l’aborder comme j’aborde le théâtre, c’est-à-dire en tant qu’auteur. Et bien sûr, avec la collaboration essentielle d’un autre partenaire, le compositeur, qui n’existe pas au théâtre. »
Joël Pommerat
 
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